samedi 11 juillet 2015

Canopée, stratégie, soleil et vacances...





C'est l'été, les vacances et vous êtes tout de même venu voir ce qui se passait sur mon blog ?

L'ambiance n'est plus tout à fait au travail. Voici donc, en attendant une dixaine de jours de nouveaux sujets de fond, un petit article pour patienter...

Si vous êtes un habitué des lieux - vous êtes d'ailleurs de plus en plus nombreux et je vous en remercie - vous avez peut-être remarqué qu'en bas de page du blog et sur mes différents profils de réseaux sociaux, figure une photo de la canopée surplombée d'une passerelle permettant l'observation.

Vous vous intéressez certainement au traitement de l’information sinon l’intelligence stratégique vous serait étrangère. Alors quelle information cette photo peut donc bien faire passer ?

Peut-être un message à travers l’acronyme CAnOPEE ? (si en plus vous voulez transformer à l’article en cahier de vacances, trouvez une signification sans lire la suite)

Je vous propose celle-là :

  • Comprendre le besoin - Collecter
  • ANalyser (la valeur, le sens...)
  • Organiser
  • Partager ; Perspective (mettre en...)
  • Elaborer (des scenarii d’évolution, des hypothèses, une synthèse...)
  • Eclairer (la suite de la démarche ; la décision...)

La canopée : question de stratégie

Mais on peut aussi voir la canopée comme un symbole :
Elle évoque alors la compétition pour la lumière que se livrent les arbres : les plus grands dominent leur éco-système et lui fournissent  les conditions favorables au développement.

Ceux qui sont au niveau inférieur à la canopée, attendent, à la faveur d’un trouée, d’entrer en concurrence avec les plus grands. En effet, certains de ces arbres, dont la croissance aura été plus lente, émergeront pour parvenir au niveau supérieur.

Certains des arbres les plus anciens, qui longtemps auront dominé leur éco-système, verront quant à eux la fibre de leur bois durcir ; victimes de leur gigantisme ils  ne parviendront plus à trouver suffisamment de substance pour se nourrir ni de force pour résister aux tempêtes.

Cette allégorie du monde de l’entreprise décrit les forces qui y sont à l’œuvre. Grands groupes, sous-traitants et start-up sont dans ce rapport à leur propre éco-système. Dont ils n’ont d’ailleurs  que rarement conscience :
Cette notion d’interdépendance est pourtant si importante ! Si on n’est pas attentif à préserver la vie du petit, le grand peut un jour avoir à en souffrir. Le cynisme qui guide parfois le monde de l’enteprise, et plus encore celui de la finance, conduit à oublier ces lois naturelles.

Pour les grands arbres qui un jour s’écroulent et disparaissent, regardez Kodak. Pour les start-up, regardez les Big Four de l’internet qui dominent le monde (seule Apple a l’âge de la majorité).

Et cette compétition pour la lumière, que peut-elle évoquer ? Si on sondait le patron d’un grand groupe, ce serait peut-être le pouvoir que le soleil représente. Ou l’énergie qu’il apporte, indispensable à l’enteprise et à son développement. Mais aussi celle fournie par les collaborateurs qui font l’enteprise, grâce aux produits et services qu'ils portent ! Ou une autre forme d'énergie  qu'est la finance, la valorisation en bourse…Mais attention, si le soleil favorise la croissance, à trop s’y exposer, on peut aussi se brûler :
Le court-termisme, la course aux résultats annuels et aux dividendes trop hâtivement redistribués, parfois au détriment d’une véritable stratégie d’entreprise peuvent se révéler dangereux. Le capitalisme financier doit servir le capitalisme de production, non le canibaliser !
Il ne faut pas confondre le feu et la lumière...

Lumière et connaissance : le Knowledge management


Pour moi, la lumière évoque plutôt la connaissance qui éclaire le chemin, la stratégie à suivre. C’est vers celle-ci que marche toute entreprise responsable et consciente des enjeux, préférant une solide pérennité à des résultats immédiats. Une telle posture qui pourrait sembler par trop "philosophique" ne s’oppose pourtant ni à  l’innovation ni à l’évolution, bien au contraire. La
Connaissance sert le progrès de l'entreprise Sans cèder à la dictature de l’urgence permanente au point de nuire au discernement. Car l'entreprise souffre trop souvent de ce mal terrible qu'est l'urgence, élevée au rang de religion. Quel cadre accepterait de ne pas être toujours dans l'urgence ? Cette urgence qui, le croit-il, montre qu'il est tout entier investi dans la mission et bien évidemment indispensable. L'urgence, le pire ennemi de la réflexion, poisson-pilote de la connaissance.




Et si une philosophie, disons plus asiatique, nous y aidait... ? Sauf que même nos amis asiatiques semblent l’avoir perdue. La crise boursière que connaît actuellement la Chine prouve que Confucius et Lao Tseu appartiennent définitivement au passé même au Levant. Me voici bien loin de la canopée. Il est temps que je m’arrête pour quelques jours...

Bonne vacances pour cesser d'être dans l'urgence. Et qui sait, plutôt que revenir avec de bonnes résolutions (qui devront se ranger dans l'ordre des priorités déjà toutes urgentes), se construire les fondations d'une nouvelle philosophie…


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire